Comprendre la simulation.
Le simulateur projette l'évolution d'un capital à partir d'un montant initial, d'une épargne mensuelle, d'un horizon et d'un profil de risque.
Le calcul suppose un rendement annuel constant, net de frais de gestion estimés, hors fiscalité et hors inflation. La fourchette indique un scénario défavorable et un scénario favorable autour du scénario central. Il s'agit d'une illustration pédagogique : un rendement réel varie d'une année à l'autre, et le capital investi en unités de compte n'est pas garanti.
Exemple avec 50 000 € de départ et 1 000 € par mois pendant 15 ans, soit 230 000 € versés : hypothèse de rendement et capital projeté selon le profil de risque.
| Profil | Rendement annuel (fourchette) | Capital projeté (fourchette) |
|---|---|---|
| Prudent | 2,8 % (1,2 à 4,2 %) | 298 000 € (257 000 à 341 000 €) |
| Équilibré | 4,5 % (1,8 à 7,2 %) | 351 000 € (272 000 à 458 000 €) |
| Dynamique | 6,5 % (1,2 à 10,2 %) | 427 000 € (257 000 à 620 000 €) |
Rendements nets de frais de gestion estimés, hors fiscalité et hors inflation. Ces hypothèses ne sont pas des promesses de rendement.
Une fois votre trajectoire estimée, reste à choisir l'enveloppe qui accueillera cette épargne : assurance-vie, plan d'épargne retraite ou contrat de capitalisation. Ces enveloppes donnent ensuite accès aux mêmes supports d'investissement.
Qu'est-ce que les intérêts composés ?
Les intérêts composés expliquent pourquoi un capital investi grandit de plus en plus vite avec le temps. On parle aussi d'effet boule de neige.
Le mécanisme fonctionne comme une réaction en chaîne : les intérêts générés par un placement sont réinvestis et produisent à leur tour de nouveaux intérêts, dans une trajectoire qui s'accélère avec le temps.
- Intérêts simples : les gains perçus sont retirés et dépensés. Le capital de départ reste identique d'une année sur l'autre.
- Intérêts composés : les gains perçus sont réinvestis, ou laissés à capitaliser. Le capital de départ augmente chaque année.
Deux manières d'utiliser un livret d'épargne.
Prenons un livret d'épargne qui verse une rémunération de 3 % par an, et imaginons deux scénarios.
Scénario A : retirer les intérêts chaque année
On retire chaque année les intérêts perçus pour les dépenser. On est dans le cas de figure des intérêts simples.
| Année 1 | Année 2 | Année 3 | Année 4 | Année 5 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Montant au 1er janvier | 10 000 € | 10 000 € | 10 000 € | 10 000 € | 10 000 € |
| Intérêts perçus en fin d'année | 300 € | 300 € | 300 € | 300 € | 300 € |
Au bout de 5 ans, le capital sur le livret est toujours de 10 000 €. 1 500 € d'intérêts ont été perçus et retirés au fil des années.
Scénario B : laisser les intérêts s'accumuler
On laisse les intérêts s'accumuler sur le livret. On est dans le cas de figure des intérêts composés : on dit aussi qu'on laisse capitaliser.
| Année 1 | Année 2 | Année 3 | Année 4 | Année 5 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Montant au 1er janvier | 10 000 € | 10 300 € | 10 609 € | 10 928 € | 11 255 € |
| Intérêts perçus en fin d'année | 300 € | 309 € | 318 € | 328 € | 338 € |
Au bout de 5 ans, 1 593 € d'intérêts ont été perçus, soit 6,2 % de plus que dans le scénario A. Année après année, le capital au travail grandit grâce aux intérêts perçus les années précédentes.
Une différence minime au départ, qui s'accélère avec le temps.
L'écart entre les deux scénarios reste modeste sur 5 ans. Il devient bien plus significatif sur des durées de 10 ou 20 ans, et avec des taux de rendement plus élevés que 3 %, de l'ordre de 7 % ou 10 % par exemple.
Sur 20 ans, un capital de 10 000 € placé à 8 % produit un résultat 79 % supérieur si les intérêts sont laissés à capitaliser plutôt que retirés chaque année. C'est exactement ce que le simulateur ci-dessus permet de visualiser pour votre propre projet d'épargne.
Les questions qu'on nous pose souvent.
Oui, dans la plupart des cas. Laisser les intérêts s'accumuler permet de profiter de l'effet boule de neige des intérêts composés, plutôt que de repartir chaque année du même capital de départ.
Le taux de rendement est le pourcentage de gain annuel d'un placement. Les intérêts composés décrivent la manière dont ce rendement se cumule dans le temps, lorsque les gains sont réinvestis plutôt que retirés.
L'effet reste limité sur les premières années. Il devient significatif à partir de 10 à 15 ans de détention, et s'accentue fortement au-delà de 20 ans, surtout avec des rendements supérieurs à 5 ou 6 % par an.
Oui. La projection intègre la capitalisation des gains d'une année sur l'autre, pour une estimation plus réaliste que si les intérêts étaient simplement additionnés.
Non. Le simulateur illustre l'effet de la capitalisation à partir d'hypothèses de rendement constant. Un rendement réel varie d'une année à l'autre, et le capital investi en unités de compte n'est pas garanti.
Non. Les projections sont nettes de frais de gestion estimés, mais hors fiscalité et hors inflation. L'imposition dépend de l'enveloppe choisie (assurance-vie, PER, compte-titres) et de votre situation ; nous l'étudions avec vous.