Caractéristiques

Le contrat de capitalisation en un coup d'œil.

Un récapitulatif des points essentiels, détaillés section par section plus bas sur cette page.

Caractéristiques du contrat de capitalisation
Objectif Placer une trésorerie excédentaire (société, holding) ou un capital (personne physique), avec la même architecture de supports qu'une assurance-vie.
Souscripteurs Personnes physiques et personnes morales : sociétés, holdings patrimoniales, SCI à l'IS, associations, indivisions.
Différence avec l'assurance-vie
  • Pas de clause bénéficiaire avantageuse : au décès du souscripteur personne physique, le contrat entre dans l'actif successoral classique.
  • En contrepartie, il est ouvert aux personnes morales et transmissible par donation en conservant son antériorité fiscale.
Durée et montant Aucune limite de durée ni de montant, à la différence d'un compte à terme classique.
Liquidité Fonds disponibles à tout moment : rachats partiels ou totaux possibles, sans pénalité de disponibilité.
Risque de perte en capital
  • Fonds en euros : capital garanti par l'assureur, net de frais de gestion.
  • Unités de compte : oui, risque variable selon les supports choisis.
Comment ça marche

Comment fonctionne un contrat de capitalisation ?

Vous, ou votre société, effectuez des versements libres que l'assureur investit selon la répartition que vous choisissez avec votre conseiller. Sur le plan de l'épargne, le fonctionnement est identique à celui d'une assurance-vie :

  • Le fonds en euros : la sécurité avant tout. Le capital est garanti par l'assureur, net des frais de gestion ; il convient à la part de trésorerie que vous souhaitez sécuriser.
  • Les unités de compte (UC) : le moteur de performance. Elles permettent d'investir sur les marchés financiers, l'immobilier ou le private equity, en acceptant un risque de perte en capital en échange d'un potentiel de rendement supérieur.
  • Ce qui le distingue de l'assurance-vie : pas de clause bénéficiaire avantageuse au décès du souscripteur ; en contrepartie, une transmission possible par donation de votre vivant, sans perdre l'antériorité fiscale du contrat, et une ouverture aux personnes morales (sociétés, holdings).

Deux répartitions illustratives entre fonds en euros et unités de compte. Exemples pédagogiques, qui ne constituent pas une recommandation : votre allocation dépend de votre horizon, de votre tolérance au risque et de vos objectifs.

Profil prudent

80 % fonds en €
Fonds en euros80 % Unités de compte20 %

Profil dynamique

70 % unités de compte
Fonds en euros30 % Unités de compte70 %

Les investissements en unités de compte présentent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Pour en savoir plus, consultez notre page les supports d'investissement.

Pourquoi Sinfoni

Pourquoi ouvrir votre contrat de capitalisation avec Sinfoni.

Souscrire un contrat de capitalisation dans votre banque habituelle vous enferme le plus souvent dans une gamme de produits maison, à des conditions standards. Notre indépendance change la donne.

  • Une architecture ouverte, sans lien capitalistique avec un assureur : chaque contrat que nous recommandons est sélectionné selon des critères précis : solidité financière de l'assureur, qualité du fonds en euros, richesse et coût des supports proposés, souplesse de la gestion.
  • Un accès à des supports habituellement réservés aux plus grands patrimoines : grâce à nos partenariats, vous accédez à des supports généralement destinés aux investisseurs institutionnels : private equity, fonds obligataires à échéance, solutions structurées conçues sur-mesure. Ces supports comportent des risques spécifiques et ne conviennent pas à toutes les situations.
  • Des conditions négociées pour vous : parce que nous accompagnons un grand nombre de clients, nous négocions les conditions des contrats que nous distribuons : frais d'entrée réduits, voire supprimés selon les contrats et les supports, frais de gestion optimisés. Des conditions généralement inaccessibles à un particulier seul, toujours présentées avant toute décision.
Nos offres du moment

Quelques exemples de contrats de notre univers partenaires.

Un aperçu parmi les compagnies avec lesquelles nous travaillons. Le contrat finalement retenu dépend toujours de votre profil et de vos objectifs.

Compagnie partenaire

Contrat de capitalisation SwissLife

  • Filiale française du groupe suisse Swiss Life, solidité financière reconnue.
  • Contrat ouvert aux personnes morales, large choix d'unités de compte.
  • Fonds en euros accessible dès les plus petits versements.
Compagnie partenaire

Contrat de capitalisation Generali

  • Groupe d'assurance international, présent en France depuis plus d'un siècle.
  • Architecture ouverte, adaptée aux stratégies de trésorerie de holding.
  • Reporting dédié aux souscripteurs personnes morales.
Compagnie partenaire

Contrat de capitalisation AXA

  • Groupe d'assurance français, solidité financière reconnue.
  • Gamme étendue de supports, du fonds en euros aux unités de compte ISR.
  • Suivi digital du contrat au quotidien.
Compagnie partenaire

Contrat de capitalisation Allianz

  • Groupe allemand, l'un des leaders mondiaux de l'assurance et de la gestion d'actifs.
  • Accès à des fonds gérés par Allianz Global Investors et des partenaires externes.
  • Contrat adapté aux stratégies de transmission par donation.

Exemples non exhaustifs parmi notre univers de partenaires, fournis à titre d'illustration ; le choix final du contrat dépend de l'étude de votre situation.

Personnes physiques et morales

Un contrat ouvert aux sociétés, à la différence de l'assurance-vie.

C'est la première différence avec l'assurance-vie : le contrat de capitalisation n'est pas réservé aux particuliers.

  • Personnes physiques : dans une logique patrimoniale, notamment pour préparer une transmission par donation.
  • Sociétés et holdings patrimoniales : pour placer une trésorerie excédentaire, non nécessaire à l'exploitation à court terme.
  • SCI soumises à l'impôt sur les sociétés, associations, indivisions : toute personne morale peut, en principe, souscrire un contrat de capitalisation.
Transmission et succession

Pas de clause bénéficiaire, mais une transmission par donation.

C'est la contrepartie de l'ouverture aux personnes morales : le contrat de capitalisation ne bénéficie pas du mécanisme assurantiel de l'assurance-vie.

  • Au décès du souscripteur personne physique, le contrat entre dans l'actif successoral classique et se transmet selon les règles ordinaires des droits de succession, sans l'abattement spécifique de l'assurance-vie.
  • Les héritiers peuvent, selon les cas, conserver le contrat en gardant son antériorité fiscale, plutôt que de le racheter.
  • En revanche, le contrat peut être transmis par donation du vivant du souscripteur, y compris avec démembrement entre usufruit et nue-propriété, tout en conservant son antériorité fiscale.
  • Cette antériorité fiscale conservée est l'un des intérêts majeurs du contrat pour une stratégie de transmission anticipée, à la différence d'un rachat suivi d'une réouverture.
La fiscalité pour une société

Une imposition forfaitaire annuelle, régularisée au rachat.

Pour une société soumise à l'impôt sur les sociétés, la fiscalité du contrat de capitalisation est très différente de celle d'un particulier : elle est due chaque année, pas seulement au rachat.

  • Chaque année : la société est imposée sur une base forfaitaire égale à la valeur de souscription, augmentée des produits déjà capitalisés, multipliée par 105 % du taux moyen des emprunts d'État (TME) constaté à la souscription du contrat, taux figé pour toute sa durée.
  • Au rachat : le gain réellement constaté est comparé aux bases forfaitaires déjà imposées. Si la performance réelle est supérieure, un complément d'impôt est dû ; si elle est inférieure, la société obtient une restitution.

Cette base forfaitaire est imposée au taux de l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice sous conditions, puis 25 %), sans prélèvements sociaux. Le taux de TME retenu dépend de la date de souscription du contrat ; c'est un mécanisme d'avance d'impôt, pas une double imposition.

Exemple

Le calcul de la base forfaitaire

Pour un contrat de 500 000 € souscrit par une holding, avec un TME figé à la souscription autour de 2,6 % (105 % ≈ 2,73 %) : la base forfaitaire annuelle est d'environ 13 650 €, imposée à l'IS : environ 3 413 € d'impôt par an (taux de 25 %), sans prélèvements sociaux. Au rachat, cette avance d'impôt est régularisée sur le gain réellement constaté.

Exemple pédagogique, qui ne constitue pas une recommandation : le taux de TME réellement applicable dépend de la date de souscription du contrat.

La fiscalité pour une personne physique

La même fiscalité qu'une assurance-vie, du vivant du souscripteur.

Pendant la détention du contrat, la fiscalité applicable à une personne physique est identique à celle de l'assurance-vie.

  • Avant 8 ans : prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les gains (12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif si plus favorable.
  • Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) sur les gains, puis 7,5 % + 17,2 % de prélèvements sociaux au-delà.
  • Au décès du souscripteur : contrairement à l'assurance-vie, le contrat entre dans l'actif successoral et se transmet selon les droits de succession classiques, sans abattement dédié.

Exemple

L'abattement après 8 ans

Pour 6 000 € de gains retirés après 8 ans (personne seule) : les 4 600 € sous l'abattement échappent à l'impôt sur le revenu, mais restent soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 %. Le solde de 1 400 € est taxé à 7,5 % + 17,2 % : environ 1 137 € de fiscalité au total, contre 1 800 € avant 8 ans.

Exemple pédagogique, qui ne constitue pas une recommandation. Seuils et taux en vigueur en 2026, fixés par la loi de finances et susceptibles d'évolution d'une année sur l'autre.

Pour qui

Est-ce fait pour vous ?

Le contrat de capitalisation répond à deux logiques bien différentes, selon qu'il est souscrit par une société ou par un particulier.

  • Holdings patrimoniales, sociétés civiles et entreprises disposant d'une trésorerie stable, non nécessaire à l'exploitation à court terme.
  • Personnes physiques souhaitant organiser une transmission par donation, en conservant l'antériorité fiscale du contrat plutôt qu'en le rachetant.
  • Profils pour lesquels l'absence de clause bénéficiaire au décès n'est pas un frein, car la transmission est anticipée du vivant.
Questions fréquentes

Les questions qu'on nous pose souvent.